Jean Dinh Van

Né en 1927 près de Paris, Jean Dinh Van voulait être marin. Heureusement pour les femmes, il décide, sous l’influence de son père, artisan laqueur, de créer des bijoux. Après avoir étudié aux Beaux-arts de Paris, il apprend le métier d’artisan joaillier chez Cartier, et entame une histoire d’amour avec le métal. Cette expérience lui a permis de se forger une vision très personnelle du luxe et de la beauté.

Au milieu des années 60, fatigué de façonner des fleurs et des panthères pour les mondaines et les aristocrates, il souhaite faire descendre le bijou dans la rue. Il s’intéresse à son époque, à tout ce qui est nouveau : au prêt-à-porter de Paco Rabanne et Pierre Cardin, aux meubles de Knoll, à la publicité de Marcel Bleustein-Blanchet. Au sein d’un groupe de créateurs, il aspire à plus de modernité et souhaite sortir le bijou des contraintes de la préciosité. Il ambitionne de créer des bijoux à porter tous les jours pour des femmes en pleine émancipation.

C’est ainsi que Jean Dinh Van fonde sa maison en 1965 place Gaillon, non loin de la rue de la Paix. Iconoclaste, il invente une joaillerie essentielle, personnelle, une joaillerie du quotidien. Il inverse la démarche joaillière en créant des bijoux qui se destinent ceux qui les portent davantage qu’à ceux qui les regardent.

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Les années 60 : les débuts

Guidé par son intuition, au début des années 60, Jean Dinh Van quitte Cartier, s’intéresse à tout ce qui l’entoure, aux évolutions artistiques de son époque : à la naissance du prêt-à-porter, au développement du design et de la publicité.

Il installe son atelier place Gaillon, près de la place Vendôme en 1960. En 1967, il dessine la bague deux perles pour Pierre Cardin.

La même année, il est sélectionné comme l’un des quatre meilleurs joailliers français, il expose à Montréal. Grâce à ce premier pas sur le continent américain, il commence une collaboration avec Cartier New York, dont les créations seront cosignées « Cartier dinh van ». Après quelques années, la distribution s’étend à tout le continent Nord-Américain.

A la fin des années 60, Jean Dinh Van surprend à nouveau en distribuant ses créations au Drugstore Publicis des Champs Elysées.

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Les années 70 :
révolution rue de la Paix

Les créations dinh van sont inspirées de l’observation optimiste du monde et des objets du quotidien.

Le concept du fermoir « menottes » est né d’un porte-clefs, en 1976. Jean Dinh Van, toujours à la recherche du bijou simple et facile à porter, flirte avec l’astuce en créant « le porte-clefs menottes », fondé sur le principe de la séparation en un tour de main d’un jeu de clés. Il saura ensuite transformer cet heureux hasard en une réussite puisqu’il va faire de ce fermoir un bijou à part entière qui est encore un « best-seller » de la maison.

La même année, dinh van s’installe au 7 rue de la Paix. Cette boutique est conçue comme un véritable lieu de vie dans laquelle la marque donne la parole à différents artistes. A la fin des années 70, de nouvelles boutiques dinh van s’ouvrent.

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Les années 80 : l’ascension

Résolument avant-gardiste, il prend l’audacieuse décision d’exposer et d’être le premier à distribuer les montres SWATCH. Il fera la une des journaux de l’époque, qui dénoncent alors un «malheur rue de la Paix ».

De nombreux bijoutiers lui font confiance depuis ses débuts et distribuent ses créations à Paris, en province, en Suisse et en Belgique.

Au cours des années 80, le style de Jean Dinh Van s’affirme et son réseau de distribution se renforce en France et à l’étranger.

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Les années 90 :
la création d’une icône

Dans les années 90, une loi autorise l’importation en France de l’or 9 carats (un alliage où la proportion d’or est plus faible). Clin d’œil espiègle à ce substitut, dinh van va créer le Pi Chinois, en or pur 24 carats. Inspiré des disques chinois en Jade, le Pi Chinois est martelé à la main afin de durcir l’or et faisant ainsi de chaque pièce une création unique.

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Les années 2000 :
la consécration

En 2000, dinh van crée la surprise en révolutionnant une nouvelle fois le monde de la joaillerie. Il invente un nouveau porté : un bijou porté sur un cordon en coton. Cette création apporte un vent de fraîcheur et une dimension mode au bijou dont le cordon peut s’accorder au gré des envies et des tenues. Véritable phénomène, le bracelet sur cordon sera repris par tous.

En 2003, le musée des Arts décoratifs consacre le style dinh van en accueillant ses créations emblématiques dans sa collection permanente.

Au cours des années 2000 et 2010, dinh van invite deux esprits libres à réinterpréter le Pi Chinois. En 2004, Milan Vukmirovic, co-fondeur de Colette, associe l’onyx et agathe à ce disque mythique. A l’occasion de la nouvelle décennie, Lapo Elkann choisit la fibre de carbone et le diamant noir pour sublimer le Pi.

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dinh van aujourd’hui

A la fin des années 2000, dinh van ouvre sa cinquième boutique, avenue des Champs Elysées, non loin du flagship de Louis Vuitton.

Après près de 50 années de création, le style dinh van est toujours aussi actuel. En 2013, dinh van ouvre ses deux premières boutiques à Hong Kong. La maison perpétue plus que jamais « l’esprit libre de la joaillerie ».

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